Vilankulo

Vilankulo

Ce matin, on met le réveil. On appelle l’organisateur des sorties à Bazaruto, mais malheureusement il faut être au moins 4. Mais le club de plongée, Odysée Dive se propose de nous emmener y plonger demain. Ce club est tenu par deux français : Sabrina et Denis, que j’avais croisé sur voyageforum un peu avant. Le rendez-vous est pris.

On se rend en ville à pied. Le premier vrai contact avec l’Afrique pour moi. Un contact très dur, avec beaucoup de stress, de questions, de peur. L’impression désagréable d’être un intrus dans un monde qui fonctionne très bien sans moi. Des sentiments qui s’estomperont petit à petit grâce à l’aide de mon « Angolaise ».

Passage par le marché, la ville, le port, puis par la plage où l’on peut croiser des pécheurs qui remontent leurs lourds chargements, gagné au prix de longues apnées. Des dhows, toutes voiles dehors tournent entre les îles à la recherche du poisson du jour. Des enfants nous accostent en anglais pour nous vendre des colliers et autres babioles qu’ils sortent de leur cartable quelques metres avant de nous croiser. Nous nous faisons un plaisir de leur répondre en portugais que nous n’avons besoin de rien : Nao preciso.

Sur notre chemin, nous nous arrêtons dans un petit restaurant (très) local : le « Ti zé ». On a le choix entre deux plats uniques : Peixe (poisson) ou frango (poulet). On essayera un de chaque. Pas d’eau ni de café ici, et on se lave les mains au milieu des tables dans une bassine avec une cruche d’eau. Difficile de se rincer les mains sans l’aide de quelqu’un pour tenir le broc d’eau !

Nous nous arrêterons ensuite au « Café Mozambicano », un très joli café/boulangerie où nous dégusterons un café avec un « Bolo de Natal » (gateau de noel), puis nous rejoignons la plage. On prend les kites, mais malheureusement, il n’y a pas assez de vent : 7-8 noeuds. On profitera donc de la plage à l’ombre d’un bateau et des vagues transparentes en face du Baobab.

Douche froide, antimoustiques, pantalon et manches longues. Le rituel de chaque jour, interrompu de temps à autres par une jolie lune. Puis, nous délaissons notre backpackers pour rallier par la plage « La Varanda » sur les conseils de Denis. On nous a vivement déconseillé de nous promener de nuit à Vilankulo, mais le restaurant n’est qu’à quelques centaines de mètres de notre campement. Un gros chien surgit de nulle part et nous accompagne sous la pleine lune. Des bateaux échoués par la marée basse font des ombres sur la plage. Du mal à trouver l’entrée du « restaurante », et on finit par rejoindre la route pour demander notre chemin à une ombre. Elle nous répond que c’est « la lumière, là bas ». En effet, il n’y a pas d’électricité ici, on ne voit que quelques braises encore rouges dans de petites parcelles de terre, et cette lumière, comme un phare, au bout de la rue.

Une superbe villa face à la mer avec une immense salle sous un haut toit de chaume. Mais on préférera la terrasse et la vue magnifique pour déguster un « filete de njica », un poisson local et un cari de camarones. Un repas délicieux et un retour sous la lune.